Résultats à Eaubonne (second tour) : ma lecture personnelle

Au premier tour, Marie-José Beaulande obtenait une première place en demi-teinte (3121 voix, 35%) puisque sans réserves de voix apparentes, face à un total à droite de 3968 voix, que le retrait de Noellie Plelan aurait du concentrer sur la même liste. Par ailleurs, il n'aurait pas été illogique que la droite grapille plus d'une centaine de voix à Grégory Berthault (851 voix) et à Catherine Dragin (500 voix).
Malgré ce contexte très favorable de duel gauche-droite, c'est la première qui est réélue avec 1030 voix d'avance. Grégoire Dublineau ne parvient pas à réunir la simple somme des voix de sa liste et de celle de Noëllie Plelan. Plus de 200 voix se perdent entre les deux tours et aucune ne semble avoir trouvé son point B à droite en provenance de Grégory Berthault et Catherine Dragin.
Malheureusement pour la droite, ma lecture d'avant-premier tour, celle qui m'a poussé à rejoindre la liste Berthault, s'est confirmée. Une droite divisée au premier tour se fait renverser au deuxième par une gauche rassemblée. Comme en 2001. Comme en 2008. Comme en 2020. Mes bagages posés en 2025 dans la commune, j'ai constaté, impuissant, que les mêmes causes se mettaient en ordre de marche, en dépit des tentatives de dialogue de Naima Moutchou, et que sans surprise, elles ont produit les mêmes effets. Il est grand temps que les différents protagonistes à droite prennent le temps de comprendre qu'Eaubonne ne basculera qu'avec une liste unifiée dès le premier tour. Les querelles de personnes n'ont plus leur place et ceux qui les cristallisent, comme auteurs ou receveurs, gagneraient en vertu et courage à en tenir compte.
Par ailleurs, Eaubonne a souffert d'un manque d'inspiration dans le casting proposé au premier tour, donnant à cette campagne cette allure terne et marécageuse de "drôle de campagne". D'un côté on a eu la droite, avec des profils déjà connus et n'ayant visiblement pas su incarner le renouvellement nécessaire. De l'autre il y a eu la nouveauté avec une campagne dynamique et clivante dans le bon sens du terme (celui des idées) de Grégory Berthault, sans appui partisan derrière, avec les qualités et les handicaps que cela représente. Enfin, il y a eu une campagne risquée et en cela courageuse de Catherine Dragin, qui s'est centrée sur une cause que j'admets insuffisamment relayée par d'autres en y mettant ma part de mea culpa : la cause des familles.
Grégory, en n'ayant pas donné d'indication publique de vote, se sort renforcé de cette élection : malgré un déficit de 17 voix pour se maintenir, il confirme sa place à la tête du collectif d'opposition le plus prometteur car il a su maintenir l'unité et l'indépendance de son équipe au second tour. Un essai à transformer, et je sais que sa motivation n'en est que renforcée.
Pour ma part il est venu le temps de rendre public un fait : je suis adhérent Les Républicains à jour de cotisation, inscrit en Seine-Saint-Denis en 2025 (où j'étais toujours domicilié) et réinscrit en Seine-Saint-Denis en 2026, car je n'ai pas voulu prendre part à la désunion du parti dans une ville particulière du Val-d'Oise, et encore moins aux polémiques liées. Je ne suis pas en croisade : ni contre Grégoire Dublineau, ni contre Noëllie Plelan, ni contre Corentin Le Fur, ni contre personne dans le paysage de la droite eaubonnaise. Je suis simplement venu avec le constat que la désunion de la droite a conduit à sa défaite et je regrette sincèrement d'avoir eu raison.
La reconstruction est nécessaire. Je saurai me rendre disponible pour y ajouter ma force si elle est souhaitée. Dans tous les cas, je n'ai aucun regret d'avoir fait campagne pour la seule liste qui a su insuffler le renouvellement nécessaire tant des idées que des visages, et continue de travailler à l'enracinement à Eaubonne tant d'une alternative sincère Plus Près de Vous que de mon parti Les Universalistes - Homme Animaux Planète et de la coalition dont je suis cofondateur, La France Naturellement.
