
Mieux me connaître : mon parcours, mes idées
Une culture, quatre marqueurs, une cause professionnelle
Enfant des Pyrénées catalanes, j'ai effectué ma scolarité à Céret, ville emblématique pour ses cerises et sa richesse culturelle reconnue bien au-delà des terres méditerranéennes. J'acquiers donc une culture catalane qui fait ma fierté. De ces douze années de croissance, je tire quatre marqueurs personnels, devenus politiques :
- 1. L'écologie. En effet, les Pyrénées-Orientales sont sans aucun doute un des départements les plus touchés par le changement climatique. Entre ma maternelle et ma terminale, j'ai vu la neige se raréfier, le gel se synchroniser sur les périodes de floraisons et massacrer les activités et les revenus des agriculteurs, les nappes phréatiques continuer de se tarir en été sans se renouveler suffisamment en basse saison, l'industrie régresser. Conséquence : un taux de chômage supérieur à 12 %, le plus important de France hexagonale. Face à cela, une gauche dépassée et un Rassemblement national désintéressé n'apportent aucune réponse structurante.
- 2. La cause animale. Mon enfance m'a conduit à côtoyer des traditions qui m'ont indigné : la corrida, particulièrement violente à Céret, et la cargolade (grillade d'escargots encore vifs dans leur coquille). La Catalogne regorge pourtant de bien d'autres belles et grandes traditions comme la sardane, les castells, la crème, la gastronomie générale et bien sûr une langue portée haut en couleurs, dont je souhaite fièrement la protection. Mais comme l'a dit un candidat à l'élection présidentielle de 2027, "j'ai beaucoup de mal à ce qu'on fasse mourir un animal uniquement pour le plaisir".
- 3. L'échec des politiques européennes. De notre petit niveau, celui des communes moyennes et rurales, le constat est révoltant. L'accumulation de normes, qui se contredisent en permanence, ne fait pas avancer nos vies tout en ruinant les petits villages, obligés de payer des équipements sur lesquels ils devront rétropédaler six ans après. Cet échelon démocratique n'est pas fonctionnel et les déceptions sont, par ici, bien plus nombreuses que les satisfactions. D'abord eurosceptique violent, je me suis assagi, et défends une position libérale, pour l'indépendance nationale et pour une décentralisation.
- 4. L'opposition aux totalitarismes et aux fascismes. Les traces inqualifiables de la dictature et de la guerre d'Espagne, ainsi que de la Retirada en Catalogne française, font de moi un anti-franquiste primaire. Aujourd'hui, cette culture me conduit à m'opposer à toutes ces manœuvres politiques visant à cautionner ou à relativiser la violence et les différentialismes identitaires et politiques. Je combats donc clairement la France insoumise qui relativise trop fréquemment ces violences et ces paroles dangereuses, mais aussi Reconquête qui ne donne aucune suite à la prononciation de propos similaires dans ses rangs, ou encore un Rassemblement national qui n'a pas fini de nettoyer les écuries d'Augias.
Devenu musicien et ingénieur du son à la suite d'études supérieures au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, j'ajoute à ces marqueurs une cause professionnelle : la culture. Plusieurs aspects éveillent mon attention :
- la liberté artistique et de la liberté d'expression. Je m'oppose donc à tous les mécanismes de cancel culture, souvent observés à gauche, mais parfois aussi à droite.
- l'universalisme républicain et de la laïcité, face aux extrémismes religieux et identitaires qui mettent à mal les libertés d'expression et de création.
- la maîtrise des subventions pour défendre ce qu'est vraiment la culture, c'est-à-dire un partage, et donc ni une source de défiscalisation et de spéculation, ni un miroir du désir reposant sur des justifications obscures à des allusions obscènes.
- la protection du régime des intermittents du spectacle, qui acte la reconnaissance par l'État des heures de conception et de répétition des œuvres, et dont les dérives peuvent presque toutes êtres corrigées par une maîtrise des subventions.
- la protection de l'exception culturelle française qui permet de donner un avenir aux jeunes, avec le maintien de la loi Carignon (40 % de musique française sur les ondes radio), le soutien aux orchestres et la réforme profonde (et non la suppression) du Centre National du Cinéma.
Tout cela fait de moi :
- un écologiste, attaché à la préservation de la Nature et de la biodiversité ;
- un défenseur des animaux, désireux que l'être humain se comporte mieux à leur égard ;
- un libéral classique, pour maîtriser les normes et mettre fin à leurs excès, pour protéger la liberté d'expression et de création ;
- un militant de l'indépendance de la France, pour que le droit de vote puisse vraiment changer les choses ;
- un décentralisateur, pour que le citoyen décide au plus près sur les sujets qui s'y prêtent ;
- un universaliste : pour la liberté de croire et de ne pas croire, l'égalité devant la loi et la fraternité face aux obscurantismes ;
- un patriote français et catalan, car j'aime mon pays, ma région et la culture qu'ils m'ont donnée ;
- un homme de droite, car la gauche a déserté l'universalisme, les extrêmes n'ont pas abandonné le totalitarisme et la droite n'a pas (encore ?) abandonné la liberté et la France
Mon engagement partisan : Les Universalistes
Je rejoins les Universalistes, alors Mouvement Hommes Animaux Nature, en 2019. Nommé chargé de mission et membre du conseil d'administration en 2020, je coordonne la campagne de la coalition Tous Unis pour le Vivant (construite avec 5 autres partis) pour les élections législatives de 2022, et deviens président du mouvement en septembre. L'année suivante, le parti change de nom pour Les Universalistes afin de mieux confirmer son intérêts pour les thèmes politiques généraux et pour se différencier du Parti animaliste sur l'importance d'agir conjointement pour l'être humain, l'Animal et la Nature.
À la suite des élections européennes, les Universalistes cofondent l'association La France Naturellement, pour fédérer une force écologiste à même de dialoguer à droite, au centre et chez les personnes non encartées.
